PRISE EN CHARGE

La prise en charge des enfants et des adolescents avec TDA/H suit deux principes de base :

  • La prise en charge se concentre non seulement sur les symptômes de TDA/H mais aussi sur les problèmes associés et l'impact secondaire des symptômes (rééducations spécifiques, intervention auprès de l’école, etc.).
  • La prise en charge du TDA/H s’inscrit dans une stratégie globale et multimodale qui prend en compte les problèmes dans différents contextes.

La prise en charge repose sur trois piliers :

1. psychoéducation

2. intervention comportementale et / ou d'autres traitements non pharmacologiques

3. médication

La psychoéducation et l'approche non médicamenteuse doivent toujours faire partie du traitement. Ils peuvent ne pas provoquer directement un changement radical dans les symptômes ou le comportement problématique, mais ils ont un effet de soutien important à long terme. Ces interventions chez les enfants et les adolescents atteints de TDA/H offrent un climat éducatif plus positif et aident les parents, les enseignants, les enfants et adolescents, à mieux gérer les symptômes. Ce climat plus positif est la clé pour prévenir d'autres problèmes à long terme.

La médication est indiquée dans certains cas: 

  • si les symptômes ne peuvent pas être suffisamment contrôlés avec l'approche comportementale;
  • si un changement de comportement est requis à court terme;
  • si les symptômes sont sévères dès le début.

Le traitement médicamenteux ne doit jamais être proposé seul. Il a été démontré que la combinaison de l'approche comportementale et des médicaments donne les meilleurs résultats. 

En présence de problèmes spécifiques présentés par l'enfant (ex : comorbidités), d'autres décisions doivent parfois être prises : par exemple, une psychothérapie, ergothérapie, logopédie, etc. peuvent également être utiles.

Les difficultés méthodologiques et le caractère récent de certaines prises en charge rendent difficile l’évaluation des différentes interventions psychosociales existantes. Néanmoins, le bénéfice de ce type de prise en charge est largement observé dans le cadre clinique.

Il est à noter qu’il s’agit d’un état des lieux des prises en charge en date du 31 janvier 2017.